Une semaine remplie par deux idiots: celui de Dostoievski et celui de Kurosawa, que je voulais voir depuis longtemps. Du coup je ne sais plus trop si Nastassia Filppovna s'appelle Nastassia Filippovna ou bienTaeko, ni comment la mode du kimono est arrivée à Petersbourg, mais il y a des chevaux qui avancent lentement sous la neige et c'est quand même presque la Russie, les samovars en moins.
Et puis c'est la neige dans les pages de la tranchée aussi, ces jours ci, mais sans Toshiro Mifune en chapka, alors en attendant, les gens se mettent à l'abri, au chaud, dans les bars.



Encore des bouts de croquis sur des feuilles volantes, avec des petits essais au pinceau/lavis colorisés. Ca part sans direction précise pour changer, mais ça me permet de respirer un peu entre les planches de la tranchée.
Et puis, aussi, revu par hasard la belle Sarah Polley dans "la vie secrète des mots" de Coixet, déjà superbe dans "De beaux lendemains" et dans "Ma vie sans moi", qui illumine le film avec ses petits tupperwares de poulet, de riz et de demi-pomme. Une drôle d'histoire, remplie d'oies et d'océanographes idéalistes à lunettes, et qu'on reverrait bien encore et encore, même si on ne saura jamais pourquoi Sarah/Annah ne s'occupe pas de Javier Camara plutot que de Tim Robbins, ni ce qui se cache sous le kilt de Sean Connery, au pôle Nord.